The fashion revolution will not be televised.

 
 
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Elle se passe sur les tapis rouges, les podiums des défilés, dans les magasins, les e-shops et les médias sociaux. Et avant tout, elle commence par sa propre garde-robe. 


 

I- Les animaux ne sont pas des objets

Bon, on va pas relancer le débat des philosophes antiques, hein ? On sait aujourd’hui que les animaux sont sensibles, comme nous, et donc que comme nous aussi, ils éprouvent des émotions : la peur, la joie, la douleur, l’angoisse, etc… 

C’est même inscrit dans notre code civil depuis 2015 : « les animaux sont des êtres vivants doués de sensibilité ». 

En gros ça veut dire que quand un animal est torturé (que ce soit ton chien ou une vache), on sait qu’il souffre autant que n’importe quelle autre personne. 

On ne peut plus dire qu’on savait pas.

Et sachant ça donc, on peut pas trouver moral de faire subir des horreurs à des êtres vivants. (Ou alors c’est qu’on est un grand psychopathe)

 

II- La mode n’a pas tous les droits

Les ravages de l’industrie de la mode (écologiques, humains, éthiques), que ce soit celle du luxe ou la fast fashion, sont catastrophiques. Surproduction et gaspillage, irrespect des droits de l’homme, mépris de l’environnement et j’en passe. Plus particulièrement, le traitement qu’elle réserve aux animaux est absolument dénué de toute morale

D’ailleurs, je suis surprise de voir qu’encore trop peu de consommateurs se posent ces questions -  d’où viennent la laine, les plumes, le cuir, la soie, la fourrure ?

Car si on commence à savoir comment sont véritablement fabriqués la viande, les oeufs, le lait (merci notamment à Peta et L214 de faire lumière sur cette triste vérité), on ignore hélas encore trop la réalité des élevages destinés à la confection de nos vêtements et accessoires.

En gros, c’est la même chose que pour l’agro-alimentaire : amputations et mutilations à vif, violences portées volontairement, surpopulation et entassement, privation d’accès à l’extérieur, modifications génétiques pour une hyper-productivité, … - la liste des horreurs est longue… (Sans compter les impacts que ces élevages ont sur l’environnement)

Par exemple comme on peut le voir ici, non non on ne tond pas gentiment le petit mouton pour fabriquer nos pulls. Ou encore voilà comment on fait le cuir et le duvet.

Pour les âmes sensibles, cette interview de Stella Mac Cartney au sujet du cuir sera déjà une bonne intro. (Car non, le cuir ne provient pas des restes d’animaux abattus « de toute façon » pour la viande - c'est une industrie à part entière et des élevages y sont spécifiquement consacrés)

 

III- Nous avons le pouvoir

La seule chose sympathique de notre (si archaïque) système capitaliste, c’est que nous (aka les consommateurs) avons le pouvoir en fait.

Nous avons le pouvoir d’acheter ou non. Et donc de financer tel ou tel business ou pas. En d’autres termes, nous pouvons choisir à qui donner notre argent.

Nous avons la possibilité de consommer mieux. (Et accessoirement, consommer moins - mais ça c’est encore une autre histoire…)

Si plus personne n’achète de fourrure, de cuir, de duvet ni de laine, on aura plus besoin de ces élevages infâmes.

Tout ça pour dire qu’une économie plus juste, morale et allant dans le sens de nos valeurs existe. (Je sais c’est dingue !) A nous d’en faire un modèle universel… 

#DoTheRightThing

 

IV- Nous avons le choix

Si tu m’as lue jusqu’ici c’est que, a priori, tu es d’accord avec mes premiers points. C’est cool, ça me fait plaisir. Tu respectes les animaux, refuses de cautionner leur maltraitance et tu n’as pas/plus envie de contribuer indirectement à leur exploitation.

Bon, mais là, je sens que tu commences à flipper. Tu as peur de finir en baba cool crado - à base de chemise en chanvre, poils sous les bras et boots en simili qui brillent tellement que tu peux te voir dedans. 

Je sais que la plupart des gens associent mode vegan/éthique à un truc de hippies alter-mondialistes. Et qu’ils pensent que le synthétique c’est cheap, de mauvaise qualité, que c’est pas « noble ». 

Mais en fait c’est juste parce que les gens ne sont pas encore bien informés sur la multitude d’alternatives qui existent. Car non, tu n’as pas à t’inquiéter : tu seras toujours aussi cool et hype avec une garde-robe cruelty-free. C’est d’ailleurs ce que je te prouve ici, entre autres choses.

 

V- Let’s start the revolution!

C’est pour toutes ces raisons que mon travail souhaite contribuer à faire évoluer les mentalités en général et à démocratiser le cruelty-free dans la mode en particulier. 

J’ose rêver que mon engagement puisse te toucher - toi, tes copines et tous les autres - et qu’un jour on lise des rubriques régulières dans la presse féminine (et pas seulement comme un phénomène de mode du moment), qu’on puisse trouver des onglets « vegan » sur les tous e-shops, pour qu’on finisse par ne plus jamais voir de vraies fourrures, de cuir, de laine, de duvet et de soie sur les podiums des défilés. Et enfin pour que toute forme d’exploitation animale dans l’industrie de la mode (et ailleurs) soit définitivement éradiquée.

#YESWECAN