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il était une fois : via gioia

Tu te souviens de Via Gioia ? Tu sais, les ballerines rythmiques remises au gout du jour dont on te parlait ici avec Carrie Bradshaw ! Je suis tellement fan du concept que j’ai absolument tenu à rencontrer Sofia, la fondatrice. D’une part pour la remercier d’exister et puis aussi pour en savoir un peu plus sur le petit génie qui se cache derrière ce drôle de nom. 

Bon déjà, comme toute Parisienne qui se respecte, on arrive toutes les deux avec 15 minutes de retard - la base. Il pleut des cordes mais on se met en terrasse (of course) et c’est autour d’un Martini blanc que je découvre un personnage joyeux, sensible, passionné d’Art et de mode et follement amoureuse des animaux. 

Elle me raconte comment à l’âge de 24 ans elle décide d’arrêter de manger de la viande suite à une vidéo montrant une vache dans les couloirs de l’abattoir. Comme un électro choc, ces images terribles remettent tout en question : comment ce genre de scène est-il possible ? Ca n’est pas normal, il y a quelque chose qui cloche dans notre rapport aux animaux. Sofia finira d’ailleurs par devenir peu à peu vegan.

A l’époque, elle vient de finir ses études de com’ et de marketing, et entre tout juste dans la vie active. Ca durera une dizaine d'années pendant lesquelles elle forgera son expérience dans les plus grandes Maisons de luxe parisiennes.

Jusqu'au jour où une collègue lui fait remarquer une contradiction majeure dans son mode de vie : « Comment peux-tu être vegan tout en portant du cuir ? » 
Cette phrase résonne encore dans sa tête. Effectivement, ses  pieds ne sont pas en phase avec ses valeurs. C'est le fameux déclic où tout bascule.

Elle se met à rechercher des alternatives mais cette grande passionnée de chaussures ne trouve rien qui soit suffisamment qualitatif tout en étant à son goût.  C’est précisément là que l’idée de sa propre marque cruelty-free commence à germer.
Il lui faudra encore un an avant de sauter définitivement le pas quand l’idée brillante de la rythmique chic vegan lui vient.

Elle a maintenant 36 ans. Son expertise et son concept unique lui soufflent à l’oreille que c’est le bon moment pour se lancer.
Après une année d'investigation pour trouver les bons matériaux et fabricants, avec en tête l’exigence du luxe et du made in France, elle fonde Via Gioia en 2017.  Une collection aussi pétillante que sa créatrice qui puise son inspiration dans Paris et les souliers haut de gamme de créateurs. 

Faisant référence à ses origines italiennes, le nom (littéralement « rue de la joie » en français) évoque la dolce vita et le bonheur de gambader sur nos jolies rues pavées en toute légèreté, et c’est plutôt bien vu. Du plat pour arpenter la ville librement et des matières luxueuses (qu’elle se procure auprès des fournisseurs de grandes Maisons) avec pour idée de montrer qu’on peut faire un tas de choses sublimes avec du textile, sans avoir forcément besoin de reproduire l’aspect du cuir :

  • Lin enduit  
  • Toile déperlante en coton de haute qualité (la même que celle utilisée pour les uniformes de la Police, si ça c’est pas une valeur sûre ;-)
  • Toile de satin
  • Tweed (cependant certains tweed contiennent 10% de laine que Sofia travaille à réduire à zéro)

Bref, le modèle se décline en mille aspects et prouve en effet qu’il n’y a pas que le cuir dans la vie, que le textile lui aussi peut être noble.
L’intérieur est en coton et chanvre bio anti-bactérien et la semelle extérieure en caoutchouc parfumé à la vanille (de quoi rappeler des souvenirs à celles qui, enfants, ont eu un poupon Corolle).

Et cerise sur la ballerine : tout est made in France (à part quelques tissus qui proviennent d’Italie et d’Espagne) et compte le rester malgré les réalités économiques parfois contraignantes. C’est une priorité pour Sofia.

Concernant la suite, elle nous prépare un nouveau modèle (à talons !) prévu pour la rentrée 2019 que j’ai très hâte de découvrir !!

Stay tuned ;-)


le mood board de sofia

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De haut en bas et de gauche à droite :
« Marie-Antoinette » de Sofia Coppola, la chanson « The Babe Rainbow » de Monky Disco, Jimi Hendrix, David Hockney.