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il était une fois : cémélé

J’avais eu un coup de coeur extraordinaire lors du dernier salon VeggieWorld de Paris lorsque j’avais découvert Cémélé. Mon oeil avait été magnétisé par sa sandale à noeud imprimée qui délivrait à mon inconscient un message du genre « wow ça c’est la hype de la vegan  fashion que tu cherchais depuis toujours ! ».

Bref. Love at first sight. Je ne pouvais pas en rester là. J’ai donc revu Coline, la fondatrice, quelques temps après. Bon déjà, forcément j’ai pas pu résister à l’envie d’acheter une paire de sandales (après avoir hésité 52 minutes entre les deux coloris !) mais ça a surtout été l’occaz d’en savoir plus sur la genèse de cette toute jeune marque si prometteuse. 

C’est donc l’histoire de Coline, designer chaussures (notamment pour Promod, Zara et Leon & Harper). Elle est passionnée par son métier - elle peut parler pendant des heures de l’assemblage méticuleux d’une semelle, de la pertinence de l’utilisation de tel ou tel composant ou encore des artisans qui permettent de rendre ses idées réelles.

Oui mais peu à peu, Coline déchante car on lui fait bien comprendre que la qualité des matières importe peu finalement et que bah non, on va pas aller en Asie tous les mois vérifier que tout se passe bien dans nos usines. 

Jusqu’au jour où son désenchantement atteint le point de non retour lorsqu’elle devient vegan : travailler le cuir au quotidien lui devient alors carrément impossible.

On est en 2015. Coline plaque tout et se lance toute seule comme une grande dans l’aventure Cémélé (référence à la déesse Sémélé, symbole de la renaissance) se mettant en tête d’inventer la chaussure sans cuir, sans plastique ni aucun autre matériau polluant. 

S’en suit une fastidieuse période de recherches (matières premières et fabricants) en ne perdant jamais de vue ses exigences de qualité et de transparence. Ses inspi sont tournées vers le végétal - ses textures, ses paysages, ses lumières - et les voyages - notamment les façons de déambuler dans les différentes rues du monde. 

Aujourd’hui, le challenge est relevé en toute beauté puisque Coline a réussi à sortir deux premiers modèles qui donnent déjà le ton pour la suite :

  • les (fameuses !) sandales en coton bio dont la semelle est en caoutchouc 100% naturel (j’insiste bien là dessus car le caoutchouc n’est jamais complètement naturel dans la plupart des autres cas) et made in la Drôme (dans la même usine que Clergerie, attention Mesdames !)
     
  • les bottines unisexes (car oui, c’était très important pour elle de proposer aussi des choses à la gente masculine) en bois d’Italie garnie d’une mousse confort high tech.

Cémélé offre également des accessoires comme les foulards aux prints so Riviera (dessinés par Coline herself) et des pochettes en coton molletonné qui donnent envie de se transformer en iPad pour s’y blottir à l’intérieur.

Pour ce qui est de demain, la jeune créatrice compte explorer encore plus de matières végétales. Elle travaille évidemment sur une collection hiver dont je me languis d’avance et pense à développer une gamme à prix plus doux pour que les bourses moins fournies puissent elles aussi profiter de ses talents ;-)

A suivre… 


le mood board de coline

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De haut en bas et de gauche à droite :
"Tree of Life" ; le travail de  Charlotte Perriand, "Vendredi sur Mer" de la Femme à la Peau Bleue ; "La Fille du 14 Juillet"